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<title><![CDATA[Art Asiatique &raquo; Actualités]]></title>
<pubDate>Fri, 18 May 2012 13:35:47 +0200</pubDate>
<link>http://www.art-asiatique.com/</link>
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<title>Art Asiatique</title>
<link>http://www.art-asiatique.com/</link>
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<language>fr</language>
<copyright><![CDATA[Copyright 2006-12 Art Asiatique - http://www.art-asiatique.com/]]></copyright>
<item>
			<title><![CDATA[International Art and Antiques Fair - Hong Kong – Mai 2012]]></title>
	<link>http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-39-international-art-and-antiques-fair-hong-kong-mai-2012</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-39</guid>
	<description><![CDATA[		<div class="gauche">
		<a href="http://www.art-asiatique.com/upload/ysycovcsmr.jpg" rel="lightbox[g-39]" title="International Art And Antiques Fair - Hong Kong – Mai 2012">		<img src="http://www.art-asiatique.com/upload/faiajpsryp.jpg" alt="International Art And Antiques Fair - Hong Kong – Mai 2012 - 18&nbsp;Ko">
		</a>			</div>
			<div class="gauche">
		<a href="http://www.art-asiatique.com/upload/kbbyzccazl.jpg" rel="lightbox[g-39]" title="International Art And Antiques Fair - Hong Kong – Mai 2012">		<img src="http://www.art-asiatique.com/upload/gkmxrdhtua.jpg" alt="International Art And Antiques Fair - Hong Kong – Mai 2012 - 24&nbsp;Ko">
		</a>			</div>
	<br />
<br />
     Le dragon, animal mythique, symbole embl&eacute;matique de la force et du pouvoir m&rsquo;a toujours<br />
     fascin&eacute; et j&rsquo;ai souhait&eacute; en cette ann&eacute;e 2012, au travers de cette exposition intitul&eacute;e &laquo; R&ecirc;ve<br />
     de dragon &raquo; lui rendre hommage &agrave; ma fa&ccedil;on !<br />
     Amoureux d&rsquo;art chinois depuis de nombreuses ann&eacute;es, il fait partie de ma vie et des<br />
     symboles qui animent mon quotidien. Depuis toujours, il me fait r&ecirc;ver et m&ecirc;me si je passe<br />
     mon temps &agrave; le chasser, il est mon animal pr&eacute;f&eacute;r&eacute; !<br />
     M&ecirc;me si je ne crois que tr&egrave;s peu au hasard, voil&agrave; quelque temps, &agrave; Paris, j&rsquo;ai fait une<br />
     rencontre des plus inhabituelles, une de ces rencontres qui ne s&rsquo;oublie pas, un chasseur<br />
     de dragons fran&ccedil;ais !<br />
     Des dragons qui ne seraient en fait non pas des copies ou des imitations mais de vraies<br />
     cr&eacute;ations d&rsquo;artistes ayant travaill&eacute; pour les plus grandes maisons parisiennes &agrave; la fin du<br />
     XIX&egrave;me si&egrave;cle.<br />
     Tr&egrave;s peu d&rsquo;ouvrages et de publications existent &agrave; ce jour et la documentation originale est<br />
     secr&egrave;tement gard&eacute;e par quelques collectionneurs priv&eacute;s.<br />
     Pour autant, de rares exemples provenant de ces m&ecirc;mes maisons sont conserv&eacute;s<br />
     pr&eacute;cieusement dans des mus&eacute;es tels que le Mus&eacute;e d&rsquo;Orsay, le Mus&eacute;e des Arts D&eacute;coratifs,<br />
     le Mus&eacute;e Cond&eacute; de Chantilly et le Victoria and Albert Museum qui ont eu la sagesse de les<br />
     acqu&eacute;rir avant leur remise en lumi&egrave;re !<br />
     Ce chasseur de dragons fran&ccedil;ais s&rsquo;appelle Laurent Vanlian, il est l&rsquo;expert reconnu en France<br />
     pour les meubles et objets de ces maisons et c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; lui que cette exposition est n&eacute;e.<br />
     Sa passion pour ces dragons l&rsquo;a amen&eacute; depuis plus de vingt ans &agrave; r&eacute;unir documents et<br />
     oeuvres originaux.<br />
     Il m&rsquo;a fait l&rsquo;immense plaisir de s&rsquo;investir personnellement en nous pr&ecirc;tant de tr&egrave;s rares<br />
     sp&eacute;cimens provenant de sa collection priv&eacute;e et je tiens &agrave; le remercier.<br />
     D&rsquo;un commun accord, nous avons tenu &agrave; accompagner ces quelques lignes d&rsquo;une pr&eacute;face<br />
     r&eacute;dig&eacute;e par Alain Cadeo, ami de toujours et &eacute;crivain passionn&eacute; que je remercie. Ces<br />
     quelques pages vous permettront, j&rsquo;esp&egrave;re, de red&eacute;couvrir un petit morceau de pass&eacute;<br />
     bien trop souvent oubli&eacute;.<br />
     C&eacute;dric CURIEN<br />
     <br />
     &lsquo;&rsquo;Nil humanum a me alienum esse puto&rsquo;&rsquo;<br />
     &lsquo;&rsquo;Rien de ce qui est humain ne m&rsquo;est &eacute;tranger&rsquo;&rsquo;<br />
     Terence : 185-159 av. JC<br />
     &lsquo;&rsquo;Toute id&eacute;e, humaine ou divine,<br />
     qui prend le pass&eacute; pour racine,<br />
     a pour feuillage l&rsquo;avenir.&rsquo;&rsquo;<br />
     (Les rayons et les ombres 1839)<br />
     Victor Hugo     <br />
<br />
          <br />
<br />
     <br />
     Le Commerce toujours fut fruit de l&rsquo;Aventure. L&rsquo;Aventure se nourrit de nos r&ecirc;ves. L&rsquo;Objet<br />
     n&rsquo;est-il pas d&egrave;s lors la &laquo; cristallisation &raquo; de nos humaines rencontres.<br />
     Le commerce fut et sera toujours capable de capter l&rsquo;intelligence des peuples et leur go&ucirc;t.<br />
     Et si les go&ucirc;ts se fabriquent ils ne peuvent s&rsquo;&eacute;panouir que sur un terreau contenant les<br />
     grands mythes universels. Jung ne disait-il pas : &laquo; L&rsquo;Homme sans mythe est comme un<br />
     d&eacute;racin&eacute; &raquo;.<br />
     La Chine, &laquo; l&rsquo;Empire du Milieu &raquo;, Cathay, le continent de l&rsquo;Age d&rsquo;Or fut et est encore le<br />
     lieu clos de tous les fantasmes. Son inextricable for&ecirc;t de symboles trouvera des &eacute;chos<br />
     troublants et inconscients chez tous les peuples qui l&rsquo;approcheront.<br />
     Des Romains et des Grecs &agrave; Marco Polo, des J&eacute;suites aux marchands merciers parisiens, du<br />
     Moyen-Age &agrave; nos jours, la Chine n&rsquo;aura cess&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre pour l&rsquo;Europe et plus particuli&egrave;rement<br />
     pour la France une terre mythique, l&rsquo;endroit d&rsquo;un r&ecirc;ve civilis&eacute; et le royaume d&rsquo;une<br />
     &laquo; concr&egrave;te &raquo; beaut&eacute;.<br />
     &laquo; L&rsquo;Empire du Milieu &raquo; semble avoir suscit&eacute; une insatiable curiosit&eacute; doubl&eacute;e d&rsquo;une<br />
     myst&eacute;rieuse fascination. Paul Demi&eacute;ville dans son anthologie de la po&eacute;sie Chinoise<br />
     classique (Gallimard 1982) nous livre sans doute une clef lorsqu&rsquo;il nous parle de : &laquo; ce grand<br />
     peuple, &agrave; la fois le plus terre &agrave; terre et le plus subtil&hellip; &raquo; capable par le biais de sa nature<br />
     po&eacute;tique de concilier le pragmatisme d&rsquo;un Confucius et l&rsquo;absolue fantaisie du Tao&iuml;sme.<br />
     Ce d&eacute;sir de libert&eacute; insuffl&eacute; par la Chine est perceptible depuis la Renaissance chez les<br />
     amateurs de curiosit&eacute;s. Mais il va par le biais des importations d&rsquo;objets, fa&iuml;ences,<br />
     porcelaines, meubles, peintures, jardins, mais aussi des id&eacute;es philosophiques et religieuses<br />
     captiver le XVII&egrave;me et le XVIII&egrave;me si&egrave;cles fran&ccedil;ais.<br />
     En 1697, un Leibniz, math&eacute;maticien et philosophe, dans l&rsquo;avant-propos de son ouvrage :<br />
     &laquo; Novissima sinica &raquo; s&rsquo;&eacute;merveille : &laquo; Mais qui e&ucirc;t jamais cru qu&rsquo;il y avait sur le globe un<br />
     peuple qui nous surpassait par sa culture g&eacute;n&eacute;ralement plus raffin&eacute;e encore que la n&ocirc;tre,<br />
     nous qui pensions pourtant nous &ecirc;tre &eacute;lev&eacute;s au sommet absolu de l&rsquo;urbanit&eacute; ? &raquo;<br />
     Il faudrait ici pour comprendre l&rsquo;impr&eacute;gnation europ&eacute;enne de ce Paradis lointain<br />
     mentionner quantit&eacute; d&rsquo;ouvrages &eacute;crits par les p&egrave;res missionnaires et les J&eacute;suites, les<br />
     Matteo Ricci (1552-1610), les Johann Adam Schall (1592-1666), Les Martin Martini (1614-<br />
     1661).<br />
     Bien avant eux au XIV&egrave;me si&egrave;cle il y eut les r&eacute;cits d&rsquo;Odoric de Porderone ou de Giovanni de<br />
     Marignolli ou plus pr&egrave;s de nous ces trente-quatre volumes parus de 1703 &agrave; 1776 &eacute;crits<br />
     par les &laquo; bons p&egrave;res &raquo; et intitul&eacute;s : &laquo; Lettres &eacute;difiantes et curieuses &eacute;crites des missions<br />
     &eacute;trang&egrave;res. &raquo;<br />
     Le talent des merciers parisiens, &laquo; marchands de tout et faiseurs de rien &raquo; comme les<br />
     nommait Diderot fut au XVIII&egrave;me si&egrave;cle de diffuser et &laquo; d&rsquo;enjoliver &raquo; en les adaptant au go&ucirc;t<br />
     fran&ccedil;ais objets et meubles chinois.<br />
     Les &laquo; Chinoiseries &raquo; &eacute;taient n&eacute;es. Elles d&eacute;ferlaient dans les salons chez Madame de<br />
     Pompadour, Madame du Barry, puis Marie-Antoinette pour sous le second empire devenir<br />
     la coqueluche d&rsquo;Eug&eacute;nie et des grands de ce monde.<br />
     La premi&egrave;re partie du XIX&egrave;me si&egrave;cle verra l&rsquo;engouement du public glisser, histoire oblige,<br />
     vers l&rsquo;Egypte et l&rsquo;Orient.<br />
     Si le second Empire fut le r&egrave;gne des grandes banques et de l&rsquo;industrialisation, dandies,<br />
     post romantiques, symbolistes, se sentent &eacute;trangers dans ce nouveau monde, exil&eacute;s.<br />
     De Baudelaire &agrave; Mallarm&eacute;, de Nerval &agrave; Victor Hugo, pour tous il s&rsquo;agit de &laquo; fuir, l&agrave;-bas,<br />
     fuir ! &raquo;. L&rsquo;azur et les nuages, invitations aux voyages, brises de l&rsquo;irrationnel, tout est fait<br />
     pour conduire &agrave; l&rsquo;ivresse. L&rsquo;Extr&ecirc;me Orient revient alors hanter les r&ecirc;ves du po&egrave;te. Jules et<br />
     Edmond de Goncourt, Pierre Loti, Claudel, Proust&hellip; le parfum des lotus inonde tout Paris.<br />
     L&rsquo;exotisme est lanc&eacute; !<br />
     Un certain &laquo; nomadisme intellectuel &raquo; et affectif a besoin de se nourrir de formes<br />
     inhabituelles. Un article de Baudelaire sur l&rsquo;Exposition Universelle de 1855 tente de d&eacute;finir<br />
     ce trouble face &agrave; une beaut&eacute; venant d&rsquo;autres horizons : &laquo; Le beau est toujours bizarre. Je<br />
     ne veux pas dire qu&rsquo;il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait<br />
     un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu&rsquo;il contient toujours un peu de bizarrerie,<br />
     de bizarrerie na&iuml;ve, non voulue, inconsciente et que c&rsquo;est cette bizarrerie qui le fait &ecirc;tre<br />
     particuli&egrave;rement le Beau&hellip; &raquo;<br />
     Comment ne pas reconna&icirc;tre ici les cr&eacute;ations &eacute;tonnantes de ces ma&icirc;tres &eacute;b&eacute;nistes,<br />
     sculpteurs, orf&egrave;vres, d&eacute;corateurs, qui inlassablement pr&eacute;sent&egrave;rent leurs &laquo; chinoiseries &raquo;<br />
     aux expositions universelles de cette seconde partie du XIX&egrave;me si&egrave;cle.<br />
     Le po&egrave;te, comme ces artistes, tous ont besoin de r&eacute;inventer ce &laquo; l&agrave;-bas &raquo; , nourri de dragons<br />
     magots et chim&egrave;res.<br />
     Gabriel Fr&eacute;d&eacute;ric Viardot (1830-1904), Perret et Vibert et la Maison des Bambous, Georges<br />
     et Henri Pannier et l&rsquo;Escalier de Cristal, Beurdeley, Barbedienne et Dai Nippon reprennent<br />
     le travail des marchands merciers du XVIII&egrave;me si&egrave;cle. Ils sont cr&eacute;ateurs et diffuseurs de cet<br />
     imaginaire autour de la Chine et permettent ainsi &agrave; toute une g&eacute;n&eacute;ration de voyager dans<br />
     la magie des symboles.<br />
     &laquo; Sugg&eacute;rer, voil&agrave; le r&ecirc;ve. C&rsquo;est le parfait usage de ce myst&egrave;re qui constitue le symbole&hellip; &raquo;<br />
     Mallarm&eacute;<br />
     Les ateliers de ces maisons devenues c&eacute;l&egrave;bres, s&rsquo;enrichissent d&rsquo;ouvriers sculpteurs et<br />
     &eacute;b&eacute;nistes, de ma&icirc;tres bronziers, de tourneurs et autres compagnons.<br />
     Esth&egrave;tes et collectionneurs sont s&eacute;duits par le raffinement d&rsquo;un Extr&ecirc;me Orient adapt&eacute;<br />
     au go&ucirc;t fran&ccedil;ais. Des artistes compositeurs tels que Debussy et Ravel, des &eacute;crivains<br />
     comme les fr&egrave;res Goncourt, J.K Huysmans, des hauts fonctionnaires, des banquiers, une<br />
     aristocratie Proustienne, des acteurs, tous &eacute;prouvent une fascination pour cet &laquo; ailleurs &raquo;<br />
     que l&rsquo;on peut transplanter chez soi &agrave; l&rsquo;abri des salons et palais et des serres et des jardins<br />
     d&rsquo;hiver dans la douce lumi&egrave;re des lanternes, dans l&rsquo;ombre fr&eacute;missante des roseaux.<br />
     Oui, le talent des ces cr&eacute;ateurs de meubles et d&rsquo;objets arrivait &agrave; point pour gommer<br />
     quelque peu la d&eacute;testable image d&rsquo;Europ&eacute;ens dits &laquo; civilis&eacute;s &raquo; ayant particip&eacute; &agrave; la triste<br />
     exp&eacute;dition de Chine.<br />
     Comment ne pas comprendre l&rsquo;importance de la civilisation chinoise en lisant la lettre de<br />
     Victor Hugo au Capitaine Butler dat&eacute;e du 25 novembre 1861.<br />
     La col&egrave;re du po&egrave;te est immense. &laquo; Il y avait dans un coin du monde une merveille du<br />
     monde ; cette merveille s&rsquo;appelait le Palais d&rsquo;Et&eacute;. L&rsquo;art a deux principes, l&rsquo;Id&eacute;e qui produit<br />
     l&rsquo;art Europ&eacute;en et la chim&egrave;re qui produit l&rsquo;art oriental. Le Palais d&rsquo;Et&eacute; &eacute;tait &agrave; l&rsquo;art chim&eacute;rique<br />
     ce que le Parth&eacute;non est &agrave; l&rsquo;art id&eacute;al&hellip; Cette merveille a disparu&hellip; &raquo;<br />
     D&egrave;s lors, par le biais des &laquo; chinoiseries &raquo; s&rsquo;approprier un peu de cette magie d&eacute;truite, c&rsquo;&eacute;tait<br />
     sans doute aussi entrer dans des r&eacute;gions de l&rsquo;Esprit v&eacute;hiculant une sorte de myst&eacute;rieuse<br />
     po&eacute;tique religieuse.<br />
     Comme les po&egrave;tes-proph&egrave;tes ce que les Viardot, Perret et Vibert et autres ateliers avaient<br />
     pressenti, c&rsquo;est bien l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; d&rsquo;un envo&ucirc;tement, le myst&egrave;re d&rsquo;un continent ayant toujours<br />
     plan&eacute; sur l&rsquo;&acirc;me europ&eacute;enne.<br />
     Alain CADEO 17 Mars 2012     <br />
<br />
          <br />
<br />
     <br />
     Gabriel-Fr&eacute;d&eacute;ric VIARDOT (Paris, 1830 &ndash; Paris, 1904)<br />
     Gabriel Viardot d&eacute;buta sa carri&egrave;re de sculpteur sur bois &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de onze ans puis quatre<br />
     ann&eacute;es plus tard, il fut nomm&eacute; premier ouvrier de la maison Jeanselme qui, &agrave; cette &eacute;poque,<br />
     en occupait d&eacute;j&agrave; une centaine.<br />
     A 19 ans, il se mit &agrave; son compte et la m&ecirc;me ann&eacute;e, lors de l&rsquo;Exposition d&rsquo;horticulture,<br />
     Gabriel Viardot fut r&eacute;compens&eacute; d&rsquo;une m&eacute;daille de bronze.<br />
     A l&rsquo;Exposition Universelle de Paris en 1855, une m&eacute;daille de bronze lui fut &agrave; nouveau<br />
     d&eacute;cern&eacute;e.<br />
     Il tira parti des meubles chinois et japonais envoy&eacute;s en France pour mieux les adapter aux<br />
     go&ucirc;ts et usages europ&eacute;ens tout en conservant le style asiatique.<br />
     Il se mit &agrave; l&rsquo;oeuvre d&egrave;s 1870 et &agrave; l&rsquo;Exposition universelle de Paris en 1878, il obtint une<br />
     m&eacute;daille d&rsquo;argent ; ses meubles eurent un immense succ&egrave;s.<br />
     Gabriel Viardot se perfectionna dans ce genre et donna &agrave; ses meubles un cachet tout<br />
     particulier en se servant de panneaux laqu&eacute;s et en relief que la Chine et le Japon lui<br />
     envoyaient mais aussi d&rsquo;incrustations de nacre du Tonkin.<br />
     Il magnifiait &eacute;galement ses meubles de bronzes dont il concevait lui-m&ecirc;me les mod&egrave;les.<br />
     En 1884, il obtint une m&eacute;daille d&rsquo;or &agrave; Nice.<br />
     La m&ecirc;me ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;Union Centrale des Arts d&eacute;coratifs et en 1885, &agrave; l&rsquo;Exposition d&rsquo;Anvers,<br />
     il fut &eacute;lu par ses coll&egrave;gues membre du jury hors concours.<br />
     A cette m&ecirc;me date, sa maison employait une centaine d&rsquo;ouvriers tant sculpteurs<br />
     qu&rsquo;&eacute;b&eacute;nistes sans compter une vingtaine de personnes &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur qui s&rsquo;occupait du<br />
     d&eacute;coupage, de la moulure, du tournage, et des bronzes. Les ateliers &eacute;taient dirig&eacute;s par<br />
     trois contrema&icirc;tres dont un &eacute;tait son collaborateur depuis vingt-cinq ans.<br />
     Gabriel Viardot eut beaucoup d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves dont plusieurs se sont &eacute;tablis et ont prosp&eacute;r&eacute; ; ses<br />
     collaborateurs furent ses &eacute;l&egrave;ves dont quelques-uns travaill&egrave;rent avec lui pendant vingtsept<br />
     ans.<br />
     Il &eacute;tait connu pour la qualit&eacute; et le grand raffinement de ses cr&eacute;ations et acquit tr&egrave;s vite une<br />
     grande notori&eacute;t&eacute; aupr&egrave;s d&rsquo;une client&egrave;le d&rsquo;esth&egrave;tes et de collectionneurs issue du monde<br />
     de l&rsquo;art, de la finance et de la haute administration.<br />
     Aux Expositions Universelles de 1889 et de 1900 &agrave; Paris, Viardot obtint de nouveau une<br />
     m&eacute;daille d&rsquo;or pour son mobilier chinois.<br />
     <br />
     PERRET et VIBERT &laquo; LA MAISON DES BAMBOUS &raquo;<br />
     En 1872, Ernest Vibert ouvrit &agrave; Paris au 33 rue du Quatre-Septembre &laquo; La Maison des<br />
     Bambous &raquo; qui proposait des meubles en bambou d&eacute;cor&eacute;s de laque et cr&eacute;ait des d&eacute;cors<br />
     exotiques orn&eacute;s de grandes draperies et de pots anciens.<br />
     Cette maison, connue aussi pour ses cr&eacute;ations en rotin naturel, proposait alors un large<br />
     choix de petits meubles et si&egrave;ges (fauteuils, canap&eacute;s, chaises longues) en rotin, bambou<br />
     et jonc &eacute;maill&eacute;.<br />
     Ce mobilier d&rsquo;une grande fantaisie et aux lignes harmonieuses &eacute;tait destin&eacute; &agrave; meubler les<br />
     jardins d&rsquo;hiver, v&eacute;randas, terrasses des maisons bourgeoises et &agrave; d&eacute;corer les h&ocirc;tels et les<br />
     yachts les plus prestigieux.<br />
     Il participa aux grandes expositions internationales avec succ&egrave;s notamment celles de Paris<br />
     en 1889 o&ugrave; il pr&eacute;senta des si&egrave;ges en rotin et 1900 avec des meubles en bambou laqu&eacute;s et<br />
     marquet&eacute;s tr&egrave;s soign&eacute;s. Son travail fut r&eacute;compens&eacute; de deux m&eacute;dailles d&rsquo;argent.<br />
     Son rayonnement &eacute;tait alors international et suscita des commandes les plus extravagantes<br />
     de la part de riches commanditaires.<br />
     Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre Mondiale, Gaston Vibert, fils d&rsquo;Ernest Vibert, et son associ&eacute;<br />
     Robert Perret s&rsquo;install&egrave;rent au 170 boulevard Haussmann dans un immeuble de grand<br />
     standing dont les salons au sous-sol avaient &eacute;t&eacute; con&ccedil;us par Ruhlmann.<br />
     Gaston Vibert fit de longs s&eacute;jours en Extr&ecirc;me-Orient d&rsquo;o&ugrave; il ramena des sculptures Khmers,<br />
     des paravents de Coromandel et des services de porcelaine de la Compagnie des Indes.<br />
     Les trois &eacute;tages du magasin &eacute;taient remplis de bibelots, d&rsquo;objets en ivoire, en jade, en<br />
     laque directement import&eacute;s d&rsquo;Extr&ecirc;me-Orient.<br />
     En dehors de leur sp&eacute;cialit&eacute;, la maison Perret et Vibert proposait &agrave; sa client&egrave;le un large<br />
     choix de mobilier et d&rsquo;objets d&rsquo;art anciens : soieries, &eacute;toffes, porcelaines et bronzes.<br />
     Les compositeurs Claude Debussy et Maurice Ravel, mais aussi des &eacute;crivains et des grands<br />
     collectionneurs, fr&eacute;quentaient la maison Perret-Vibert.<br />
     Apr&egrave;s la Seconde Guerre Mondiale, le go&ucirc;t ayant &eacute;volu&eacute;, le directeur de la galerie Louis<br />
     Bidreman proposa des meubles architecturaux aux multiples portes coulissantes, des<br />
     tables basses en bois noir ou en laque ainsi que des bronzes animaliers.<br />
     En 1994, la galerie Perret-Vibert ferma ses portes.     <br />
<br />
          <br />
<br />
     <br />
     BEURDELEY<br />
     Beurdeley est l&rsquo;une des plus importantes entreprises d&rsquo;&eacute;b&eacute;nisterie d&rsquo;art de la seconde<br />
     moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle.<br />
     Trois g&eacute;n&eacute;rations s&rsquo;y succ&eacute;d&egrave;rent :<br />
     - Jean (1772-1853), modeste artisan, vint s&rsquo;&eacute;tablir &agrave; Paris sous le Premier Empire. Il ouvrit<br />
     un magasin de curiosit&eacute;s o&ugrave; il vendait de beaux meubles et objets d&rsquo;art achet&eacute;s ou mis en<br />
     d&eacute;p&ocirc;t par les meilleurs artisans. Situ&eacute; tout d&rsquo;abord au 355 rue Saint-Honor&eacute; en 1818, son<br />
     magasin d&eacute;m&eacute;nagea par la suite au 364 en 1820.<br />
     Il fit l&rsquo;acquisition du pavillon de Hanovre situ&eacute; au coin de la rue Louis-Legrand et du<br />
     boulevard des Italiens.<br />
     - Louis-Alfred-Auguste (1808-1882) reprit l&rsquo;entreprise de son p&egrave;re Jean en 1840 et transf&eacute;ra<br />
     le magasin et l&rsquo;atelier rue Louis-Legrand dans le pavillon de Hanovre que son p&egrave;re venait<br />
     d&rsquo;acheter.<br />
     Il adjoignit au commerce de mobilier, d&rsquo;objets d&rsquo;art et de tableaux un atelier de restauration<br />
     de meubles et donna un essor consid&eacute;rable &agrave; l&rsquo;entreprise de son p&egrave;re.<br />
     Il se sp&eacute;cialisa dans la cr&eacute;ation de meubles inspir&eacute;s de ceux du XVIII&egrave;me si&egrave;cle et plus<br />
     particuli&egrave;rement Louis XVI. Il devint rapidement par la qualit&eacute; de sa fabrication, l&rsquo;&eacute;b&eacute;niste<br />
     le plus r&eacute;put&eacute; de Paris dans ce genre. On comptait parmi ses clients le duc de Nemours,<br />
     Napol&eacute;on III et l&rsquo;Imp&eacute;ratrice Eug&eacute;nie.<br />
     Il participa et brilla aux Expositions Universelles de 1855 et de 1867 o&ugrave; il remporta une<br />
     m&eacute;daille de bronze et une m&eacute;daille d&rsquo;or.<br />
     - Alfred-Emmanuel-Louis (1847-1919), fils de Louis-Alfred-Auguste devint son collaborateur<br />
     puis son successeur en 1875. Il conserva le magasin du pavillon de Hanovre.<br />
     Il maintint la haute renomm&eacute;e de la maison et sut lui donner un nouvel &eacute;clat par son esprit<br />
     d&rsquo;initiative et son go&ucirc;t &eacute;clair&eacute;.<br />
     En effet, il se sp&eacute;cialisa dans la fabrication de meubles de luxe fid&egrave;lement copi&eacute;s sur les<br />
     beaux meubles anciens du Garde-meuble et excella dans cette discipline.<br />
     Il ne cr&eacute;a que peu de meubles originaux.<br />
     Il participa aux expositions internationales de Paris en 1878, d&rsquo;Amsterdam en 1883 o&ugrave; il fut<br />
     r&eacute;compens&eacute; d&rsquo;une m&eacute;daille d&rsquo;or et fut membre du jury &agrave; Paris en 1889 o&ugrave; il pr&eacute;senta dans<br />
     un grand stand de nombreux meubles et objets.<br />
     Il ferma ses ateliers en 1895 et vendit ses collections.<br />
     <br />
     MAISON DE L&rsquo;ESCALIER DE CRISTAL (1804-1923)<br />
     La maison de l&rsquo;Escalier de Cristal a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e en 1804 &agrave; Paris au Palais Royal, 162-163<br />
     galerie de Valois par la veuve Desarnaud, n&eacute;e Marie-Jeanne-Rosalie Charpentier, laquelle<br />
     avait acquis une certaine renomm&eacute;e puisqu&rsquo;elle &eacute;tait la premi&egrave;re commer&ccedil;ante de son<br />
     temps &agrave; proposer des pendules, cand&eacute;labres et vases d&rsquo;ornement associant le cristal taill&eacute;<br />
     et le bronze dor&eacute;.<br />
     Le nom de cette maison faisait r&eacute;f&eacute;rence aux balustres en cristal de l&rsquo;escalier qui reliait<br />
     les &eacute;tages de la boutique install&eacute;e galerie de Valois et indiquait la sp&eacute;cialit&eacute; premi&egrave;re de<br />
     la maison : Le cristal taill&eacute;.<br />
     Vers 1830, la maison fut reprise par Boin, tailleur et graveur, qui n&rsquo;a pas su maintenir une<br />
     telle r&eacute;putation.<br />
     Apr&egrave;s un passage &agrave; vide, l&rsquo;&eacute;tablissement revint sur le devant de la sc&egrave;ne dans les ann&eacute;es<br />
     1840 gr&acirc;ce &agrave; son nouveau propri&eacute;taire Pierre-Isidore Lahoche (1805-1882), instigateur du<br />
     n&eacute;o-rococo.<br />
     En 1852, Lahoche s&rsquo;associa avec son gendre Emile-Augustin Pannier (1828-1892) sous la<br />
     raison sociale &laquo; Soci&eacute;t&eacute; Lahoche et Pannier &raquo; qui devint &laquo; Pannier, Lahoche et Cie &raquo; en 1867<br />
     lorsque Isidore Lahoche cessa toute activit&eacute; professionelle.<br />
     Homme d&rsquo;affaires et de flair, Emile Pannier transf&eacute;ra le magasin en 1872 dans le quartier<br />
     le plus prosp&egrave;re de l&rsquo;Op&eacute;ra, &agrave; l&rsquo;angle de la rue Scribe et de la rue Auber &agrave; c&ocirc;t&eacute; du Grand<br />
     H&ocirc;tel, fr&eacute;quent&eacute; par une client&egrave;le riche avide de nouveaut&eacute;s.<br />
     La galerie proposait une quantit&eacute; innombrable de lustres, pendules et vases domin&eacute;s par<br />
     le n&eacute;o-Louis XV et le go&ucirc;t chinois.<br />
     En 1885, Georges (1853-1944) et Henri Pannier (d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1935), fils d&rsquo;Emile Pannier,<br />
     fond&egrave;rent la soci&eacute;t&eacute; &laquo; Pannier Fr&egrave;res et Cie &raquo; et se lanc&egrave;rent dans la cr&eacute;ation de meubles.<br />
     Ils travaill&egrave;rent en collaboration avec des laqueurs, des bronziers, des &eacute;b&eacute;nistes, des<br />
     peintres et des d&eacute;corateurs.<br />
     De grands cr&eacute;ateurs tels Louis Majorelle, Edouard Li&egrave;vre et Gabriel Viardot ont &eacute;t&eacute; associ&eacute;s<br />
     aux cr&eacute;ations extr&ecirc;me-orientales de l&rsquo;Escalier de Cristal.<br />
     Toujours soucieux de la qualit&eacute; du mat&eacute;riau et du raffinement de l&rsquo;ex&eacute;cution, cette maison<br />
     se situait d&rsquo;embl&eacute;e dans la tradition des plus luxueuses productions de l&rsquo;&eacute;b&eacute;nisterie<br />
     parisienne.<br />
     Son ambition &eacute;tait de recr&eacute;er d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment un Orient imaginaire mais selon des modes<br />
     occidentaux.<br />
     La maison de l&rsquo;Escalier de Cristal joua le r&ocirc;le de marchand-&eacute;diteur, &agrave; savoir un interm&eacute;diaire<br />
     intelligent entre le fabricant et le client tel un marchand mercier au XVIII&egrave;me si&egrave;cle. C&rsquo;&eacute;tait un<br />
     propagateur de go&ucirc;t.<br />
     Ainsi, elle participa &agrave; toutes les expositions de son temps et remporta de nombreuses<br />
     m&eacute;dailles : M&eacute;daille de bronze &agrave; l&rsquo;Exposition universelle de Londres en 1851, m&eacute;daille<br />
     d&rsquo;argent aux expositions de New York en 1853 et de Paris en 1855, m&eacute;dailles de bronze<br />
     aux Expositions universelles de Londres en 1862, de Paris en 1867 et 1878 et m&eacute;daille d&rsquo;or<br />
     &agrave; l&rsquo;Exposition universelle de Paris en 1900.<br />
     L&rsquo;Escalier de Cristal ferma ses portes en 1923.     <br />
<br />
          <br />
<br />
     <br />
     Ferdinand BARBEDIENNE (1810-1892)<br />
     Ferdinand Barbedienne d&eacute;buta tr&egrave;s jeune, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de douze ans, chez Dumas, un fabricant<br />
     de papiers peints &agrave; Paris.<br />
     En 1838, il commen&ccedil;a une nouvelle carri&egrave;re, celle de fondeur, en association avec Achille<br />
     Collas (1795-1859), inventeur d&rsquo;un proc&eacute;d&eacute; de reproduction de statues &agrave; plus petite<br />
     &eacute;chelle et ils fond&egrave;rent un an plus tard la maison &laquo; A. Collas et Barbedienne &raquo;, install&eacute;e<br />
     au 30 boulevard Poissonni&egrave;re, sp&eacute;cialis&eacute;e dans les reproductions d&rsquo;antiquit&eacute;s grecques et<br />
     romaines.<br />
     En 1859, Collas d&eacute;c&egrave;de laissant Ferdinand Barbedienne seul &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;entreprise<br />
     devenue &laquo; F. Barbedienne &raquo;.<br />
     Pr&eacute;sente &agrave; toutes les grandes Expositions Universelles du XIX&egrave;me si&egrave;cle, la Maison<br />
     Barbedienne remporta de nombreuses r&eacute;compenses :<br />
     - Londres, 1851, deux grandes m&eacute;dailles (Council Medals),<br />
     - Paris, 1855, une grande m&eacute;daille d&rsquo;honneur et onze m&eacute;dailles de coop&eacute;rateurs pour les<br />
     travaux de ses ciseleurs et de ses monteurs. Ses envois comprenaient des r&eacute;ductions en<br />
     bronze de sculptures ainsi que des meubles, vases, coupes, cand&eacute;labres et autres objets<br />
     d&eacute;coratifs ainsi que des pi&egrave;ces dans le style n&eacute;o-grec.<br />
     - Londres, 1862, m&eacute;dailles dans trois classes diff&eacute;rentes : meubles d&rsquo;art, bronzes d&rsquo;art et<br />
     orf&egrave;vrerie. Barbedienne exposa des &eacute;maux dits cloisonn&eacute;s.<br />
     - Paris, 1867, hors concours en sa qualit&eacute; de membre et de rapporteur du jury. Il pr&eacute;senta<br />
     de nouveau des &eacute;maux cloisonn&eacute;s qui furent tr&egrave;s remarqu&eacute;s.<br />
     - Vienne, 1873, deux dipl&ocirc;mes d&rsquo;honneur, la m&eacute;daille du Progr&egrave;s et 25 m&eacute;dailles de<br />
     collaborateurs.<br />
     - Paris, 1878, grand Prix, grande m&eacute;daille d&rsquo;or, dipl&ocirc;me d&rsquo;honneur et 28 m&eacute;dailles de<br />
     collaborateurs.<br />
     Les succ&egrave;s rencontr&eacute;s par la Maison Barbedienne lors de ces expositions lui valurent de<br />
     nombreuses commandes officielles telle la r&eacute;alisation entre 1850 et 1854 du mobilier de<br />
     style Renaissance pour l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville de Paris, celle apr&egrave;s 1855 des bronzes d&rsquo;ameublement<br />
     pour la Maison pomp&eacute;ienne du Prince Napol&eacute;on et pour les r&eacute;sidences imp&eacute;riales.<br />
     Barbedienne s&rsquo;entoura des plus grands artistes de son temps : les peintres-&eacute;mailleurs<br />
     Andr&eacute;-Fernand Thesmar (1843-1912) et Alfred Serre (1837-1906), le sculpteur Ferdinand<br />
     Levillain (1837-1905), le sculpteur ornemaniste Constant S&eacute;vin (1821-1888) qui fut son<br />
     principal collaborateur de 1855 jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en 1888 ou encore le ciseleur-ornemaniste<br />
     D&eacute;sir&eacute; Attarge (vers 1820-1878).<br />
     En 1867, Barbedienne fut nomm&eacute; officier de la L&eacute;gion d&rsquo;Honneur puis commandeur en 1878.<br />
     A sa mort en 1892, son neveu et associ&eacute;, Gustave Leblanc-Barbedienne, lui succ&eacute;da &agrave; la<br />
     t&ecirc;te de la maison.<br />
     <br />
     De 1860 &agrave; 1890, Barbedienne exp&eacute;rimenta de nouvelles techniques dans le domaine des<br />
     &eacute;maux champlev&eacute;s et cloisonn&eacute;s afin de concurrencer les importations orientales alors<br />
     tr&egrave;s en vogue. Suivant l&rsquo;exemple de l&rsquo;atelier d&rsquo;&eacute;maillerie de la manufacture de S&egrave;vres,<br />
     Barbedienne introduisit l&rsquo;&eacute;mail dans sa fabrication d&rsquo;objets d&rsquo;art : &eacute;maux champlev&eacute;s<br />
     &laquo; byzantins &raquo; (d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 1850) puis &eacute;maux peints n&eacute;o-Renaissance et &eacute;maux<br />
     cloisonn&eacute;s d&rsquo;influence extr&ecirc;me-orientale.<br />
     Aucune autre maison ne parviendra &agrave; int&eacute;grer avec un tel succ&egrave;s l&rsquo;emploi de l&rsquo;&eacute;mail dans<br />
     une production &agrave; &eacute;chelle industrielle.     <br />
<br />
          <br />
<br />
     <br />
  DA&Iuml;-NIPPON   <br />
     Da&iuml;-Nippon &eacute;tait une compagnie fran&ccedil;aise fabriquant des meubles de style chinois et<br />
     japonais utilisant des mati&egrave;res import&eacute;es afin de les incorporer dans le mobilier fabriqu&eacute;<br />
     dans les ateliers &agrave; Paris.<br />
     Elle fut cr&eacute;&eacute;e &agrave; Paris en 1889 ; ses magasins &eacute;taient situ&eacute;s aux 3 et 5 boulevard des<br />
     Capucines dans le 2e arrondissement tout pr&egrave;s de l&rsquo;Op&eacute;ra.<br />
     Elle &eacute;tait sp&eacute;cialis&eacute;e dans les objets d&rsquo;art et les meubles chinois et japonais qu&rsquo;elle faisait<br />
     directement importer de Chine et du Japon gr&acirc;ce &agrave; ses nombreux comptoirs d&rsquo;achats :<br />
     Shanghai, Canton, Hong Kong, Yokohama, Kob&eacute; et Nagasaki puis ils &eacute;taient retravaill&eacute;s<br />
     dans les ateliers afin de les adapter au go&ucirc;t europ&eacute;en.  <br />
<br />
    <br />
<br />
  <br />
     BACCARAT<br />
     En 1764, le roi Louis XV donna la permission &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Metz, Monseigneur de<br />
     Montmorency-Laval (1761-1802), de fonder une verrerie dans le village de Baccarat &agrave; l&rsquo;Est<br />
     de la France en Lorraine.<br />
     Apr&egrave;s la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise, l&rsquo;entreprise p&eacute;riclita jusqu&rsquo;&agrave; sa faillite en 1806, date &agrave;<br />
     laquelle elle fut vendue aux ench&egrave;res &agrave; un n&eacute;gociant de Verdun. Les activit&eacute;s de la verrerie<br />
     continu&egrave;rent ensuite avec difficult&eacute; jusque 1816.<br />
     En 1816, la Verrerie fut rachet&eacute;e par un industriel, Aim&eacute;-Gabriel d&rsquo;Artigues (1773-1848).<br />
     Le 15 novembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, le premier four &agrave; cristal fut mis en route et plus de 300<br />
     personnes travaill&egrave;rent sur le site.<br />
     Le v&eacute;ritable d&eacute;marrage de l&rsquo;entreprise date de son rachat en 1823 par un parisien fortun&eacute;,<br />
     Pierre-Antoine Godard-Desmarest qui confia la direction de la soci&eacute;t&eacute; &agrave; Jean-Baptiste<br />
     Toussaint.<br />
     Baccarat re&ccedil;ut sa premi&egrave;re commande royale en 1823 du roi Louis XVIII. Cela fut le d&eacute;but<br />
     d&rsquo;une longue s&eacute;rie de commandes pour les familles royales et chefs d&rsquo;&eacute;tat de toute la<br />
     plan&egrave;te.<br />
     En 1855, Baccarat participa &agrave; l&rsquo;Exposition Universelle de Paris o&ugrave; elle fut r&eacute;compens&eacute;e<br />
     d&rsquo;une m&eacute;daille d&rsquo;or.<br />
     &Agrave; partir de 1860, Baccarat d&eacute;posa sa marque sur toutes ses pi&egrave;ces. La production de cristal<br />
     prit une grande ampleur durant cette p&eacute;riode et Baccarat se forgea une r&eacute;putation mondiale<br />
     en fabriquant des verres de tr&egrave;s grande qualit&eacute;, des chandeliers, des vases et des<br />
     flacons de parfum.<br />
     En 1867, Baccarat participa de nouveau &agrave; l&rsquo;Exposition Universelle de Paris et obtint une<br />
     m&eacute;daille d&rsquo;or. Le Japon &eacute;tait &agrave; l&rsquo;honneur et pr&eacute;sentait pour la premi&egrave;re fois une s&eacute;l&eacute;ction<br />
     d&rsquo;objets dont la sobri&eacute;t&eacute; des formes et des d&eacute;cors, rompant avec l&rsquo;ecclectisme dominant,<br />
     s&eacute;duisirent les Europ&eacute;ens.<br />
     Ces objets suscit&egrave;rent un v&eacute;ritable engouement pour l&rsquo;art asiatique et contribu&egrave;rent au<br />
     renouvellement de la cr&eacute;ation en particulier dans le domaine des arts d&eacute;coratifs, ce qui eut<br />
     une grande influence sur le travail de Baccarat.<br />
     En 1878, Baccarat remporta de nouveau une m&eacute;daille d&rsquo;or lors de l&rsquo;Exposition Universelle<br />
     de Paris.<br />
     La m&ecirc;me ann&eacute;e, une nouvelle technique appel&eacute;e la taillegravure, fit son apparition chez<br />
     Baccarat.<br />
     <br />
          <br />
]]></description>
	<pubDate>Wed, 16 May 2012 20:41:05 +0200</pubDate>
	</item>
<item>
			<title><![CDATA[Nouvelle adresse]]></title>
	<link>http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-38-nouvelle-adresse</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-38</guid>
	<description><![CDATA[<br />
<br />
33 quai Voltaire - 75007 Paris<br />
<br />
<br />
<br />
T&eacute;l. : 01 42 61 81 34 <br />
]]></description>
	<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 19:31:20 +0200</pubDate>
	</item>
<item>
			<title><![CDATA[Changement d'adresse]]></title>
	<link>http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-35-changement-d-adresse</link>
	<guid isPermaLink="true">http://www.art-asiatique.com/fr/actualites/id-35</guid>
	<description><![CDATA[		<div class="gauche">
		<a href="http://www.art-asiatique.com/upload/wnubsnubpn.jpg" rel="lightbox[g-35]" title="Changement D'adresse">		<img src="http://www.art-asiatique.com/upload/gqqokbvnlc.jpg" alt="Changement D'adresse - 67&nbsp;Ko">
		</a>			</div>
	<br />
C&eacute;dric Curien et la Galerie Art Asiatique vous accueillent d&eacute;sormais au 34 rue Saint Jacques 13006 Marseille.<br />
<br />
<br />
Nous vous recevons tous les jours, du lundi au samedi, dans ce nouvel espace vaste et &eacute;pur&eacute;, con&ccedil;u pour magnifier les objets expos&eacute;s.<br />
<br />
<br />
&nbsp;Nous sommes &eacute;galement &agrave; votre disposition sur rendez-vous : 04 91 81 49 57. <br />
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	<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 09:47:29 +0200</pubDate>
	</item>
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